Et pour cela, rien n'est préférable au reste.
Du dégoût pour le néant et l'absolu. Pour cette tâche que nous sommes; assez visible pour souiller le néant et infime pour embrasser l'absolu. L'orgueil du noir et la fragilité du blanc. L'odieux des couleurs qui se défient et se complètent. Les corps flétris par l'inaction, et les têtes tranchées par la connaissance. Ceci n'est nullement une pensée révolutionnaire d'une "jeune du siècle". Ceci est du dégoût. Le "mal de ce siècle" dépasse les frontières génériques et l'Homme qui se dessinait avec grandeur n'est plus qu'une syllabe grossière qu'on feint oublier parfois. Que les sonorités soient similaires importent peu car désormais l'écriture s'entend, et par bribes.
Du dégoût encore.
Pour le portrait constant des Hommes au milieu de tant de paysages. Les idées qui s'entretuent et les esprits qui oublient vite les plus belles querelles. Du dédain pour l'Histoire. Du dégoût pour les mémoires.
Pour le portrait constant des Hommes au milieu de tant de paysages. Les idées qui s'entretuent et les esprits qui oublient vite les plus belles querelles. Du dédain pour l'Histoire. Du dégoût pour les mémoires.
Pour le pathétique des sentiments et la vanité qui nourrit les consolations. Pour l'indifférence qui nous fait brute et nous réduit au mutisme. L'ambition qui aveugle et l'orgueil qui piétine. Les valeurs qui égorgent, demeurent altières et nous leurrent. La foi religieuse qui empiète sur nos univers et nous narre des contes de fées aux héros résignés. Pour l'espoir qui épuise et fait du quotidien un simulacre de vie, de toutes les vies qui reposent sur l'espoir.
Pour les écrivaillons qui ont de l'encre et peu de génie. Pour le génie qui s'engage ou engage. Pour l'engagement qui se vante et s'applaudit.
La mort, cette doctrine révolue, qui se veut novatrice. Pour l'écriture indigne des pages qui la portent, les mots fourbes et illusoires qui se soumettent au temps et à l'éphémère de l'oralité.
La liberté qui nous propulse dans l'infini des sens et nous condamne au passager des envies.
La dépendance qui achève nos élans et console nos destinées communes.
Du dégoût pour toute chose ou l'amour des choses.
Je m'en vais manger mes nourritures terrestres, et en dépit de ce dégoût, avec "ferveur".

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